FESDIG - Festival Dilembu au Gulmu

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Association Todyaba pour la Culture et le Développement

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L’Association Todiyaba* pour la Culture et le Développement

*Todiyaba signifie s´entraider en gourmantché, la langue de la région

L’ATCD est une association apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif. Elle est constituée essentiellement de jeunes regroupés autour des préoccupations de notre société. Ce sont en particulier : la préservation des saines valeurs culturelles des peuples, la promotion socio-économique en milieu rural.
Depuis sa création en 1998, l’ATCD développe ses propres projets et coopère avec d’autres associations pour la réalisation d’initiatives contribuant à la réalisation de ses objectifs. Elle compte à son actif une troupe de théâtre, des formations dispensées en théâtre forum, des tournées de sensibilisation aux MST/Sida, des camps de reboisement, des journées de salubrité au sein de la commune de Fada N’Gourma.
L’ATCD siège à Fada N’Gourma et est coiffée par un bureau exécutif de neuf (09) membres. Deux commissaires aux comptes, élus en marge du bureau veillent à l’orthodoxie de la gestion financière.

Objectifs globaux

  • Promouvoir les activités socio-culturelles ;
  • Promouvoir l’auto emploi (élevage, agriculture, petit commerce, apprentissage de métiers…)
  • Lutte contre les fléaux sociaux dont sont victimes les jeunes (délinquance, mendicité…)
  • Sauvegarder l’environnement et sensibiliser la population à ce sujet

Pour contribuer à ces objectifs, l'association développe ses propres projets et se réserve également le droit d’œuvrer dans toute activité de bienfaisance ou d’envergure exclusivement sociale, d’où des partenariats développés avec des structures visant ces objectifs.

Activités permanentes

L´ATCD compte à son actif deux activités permanentes:

  • Un festival culturel annuel dénommé "FESDIG"
  • Une troupe de théâtre forum

Statut légal

L’Association Todiyaba pour la Culture et le Développement (ATCD) a été créé conformément aux textes et à la règlementation en vigueur au Burkina Faso, notamment la loi 10/90 ADP, du 15 décembre 1992, portant liberté d’association.

Récépissé N° 2001-20 / MATD / PGRM / HC / SG

Todiyaba signifie en gourmantché s´entraider

 

Tiantiaka village hôte

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Tiantiaka , qui abrite le festival, est un village qui compte 6000 habitants; par ailleurs il est au cœur de la commune rural de Tibga qui compte de 42 villages ayant en commun les mêmes traditions et vivent les mêmes conditions socio-économiques.

Ses populations vivent essentiellement d’agriculture et d’élevage.

Comme infrastructures administratives, le village dispose

  • d’une école de 6 classes dont 3 salles de classe et 3 hangars qui servent de salle de classe
  • de 4 centres d’alphabétisation en langues du terroir, un marché qui a lieu tous les trois jours et un marché à bétail départemental
  • d’un forage pour Tiantiaka centre et d’un autre pour l´école

Il n y pas de poste de santé.

Au niveau du pouvoir traditionnel, Tiantiaka est coiffé par un chef de village et des notables. Il est administrativement représenté au conseil municipal de la commune rurale de Tibga par 2 conseillers.

 

Populations bénéficiaires

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Située à l’extrême Est du Burkina Faso, la région de l’Est couvre 46 600 km² et comprend les provinces de la Gnagna, du Gourma, de la Komondjari, de la Kompienga et de la Tapoa. Elle se caractérise comme une aire de transition entre la zone soudanienne au Sud et la zone sahélienne au Nord.

La population est estimée à 1 209 399 personnes en 2006. Plus de 50% de la population est composée par les moins de 20 ans et les femmes représentent 51% des résidents de la région. La majorité de cette population est Gulmancé. Les mossis et les peulh constituent deux autres groupes ethniques principaux. La croissance de la population est de + 3 ,2%/an tandis que la densité est faible (21hbts/km² contre 38 habitants au km² pour la moyenne nationale).

La région de l’Est se caractérise par son extrême pauvreté. Le seuil absolu national de la pauvreté étant établi à 41 099 Fcfa, plus de 53% des habitants de la région vit en dessous de seuil national contre 44,5 % pour la moyenne nationale. Toutes les cinq provinces ont un indice de développement humain provincialisé inférieur à 0,201 (moyenne des 45 provinces que compte le Burkina Faso) contre 0,388 pour la province du Kadiogo (dont le chef lieu est Ouagadougou, capital du pays).

Le revenu global des ménages (65 à 67 % des revenus) est essentiellement non monétaire; cela traduit la forte auto-consommation dans la région.

Burkina Faso - région de l'Est

 

Le mot du Directeur

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Alfred OUOBA - directeur du FESDIGLe mot du Directeur

ALFRED OUOBA,
Promoteur culturel
Médaille d’Honneur des Collectivités Locales

Bienvenue sur le Site du FESDIG où nous sommes très heureux de vous accueillir.

Comme il existe maintes façons d’aborder la question du développement, il existe autant d’approches visant à apporter une part de solution aux diverses difficultés que nous impose un contexte socio-économique difficile. Ralliant  cette armée appelée société civile, qui ne manque pas de génie pour proposer des pistes nouvelles -parfois osées- pour aller à la mise en œuvres des conditions pour un bien-être communautaire, l’A.T.C.D. a crée un moyen qui s’appelle Festival Dilembou au Gulmu. Une voie qui prône, comme l’a tant voulu président poète Léopold Sédar Senghor tout au long de sa vie, d’aborder la question globale du développement par le développement culturelle ou par la culture. Nous croyons plutôt que cette voie naturelle, est entraînante, incitative comme l’est, le son du tam-tam dans un champ de mil.

Du reste, ayant choisi d’intervenir en priorité où notre présence produirait de petites avancées certaines, nous n’avions d'autres alternatives que de prendre le départ sur la culture.

Car toutes les pages sur les styles de management employés chez nous en milieu rural, comporte autant de récits sur les pratiques culturelles et coutumières. Nous vous en donnons la preuve que voici : nombre d’activités quotidiennes ou saisonnières sont leurs accompagnées de chansonnettes, ou leurs pas de danse. De là jaillit une vérité : autant la scène révèle le talent d’improvisation, autant la promotion culturelle réveille, suscite le génie face aux contingences naturelles ou socio-économiques. Nous réalisons, au fil des éditions du FESDIG, quelle erreur nous aurions commise, quelles difficultés nous aurions rencontrées en adoptant dans le village de Tiantiaka, une démarche trop méthodique. Cette méthode-là aurait heurté un monde typiquement humain, voire humaniste. Parfois, face à des écueils, nous avons ralenti, marqué une pause technique ; mais jamais nous n’avons cédé au fatalisme et autant nous n’avons songé un seul moment à notre entreprise : réaliser un festival du monde rural avec les populations dans les rangs de notre armée.

Aujourd’hui le FESDIG livre la preuve qu’il existe des valeurs humaines qui ont un effet d’un carburant pour le développement. S’il nous était donné de manifester notre fierté, nous le ferions plutôt en jetant des fleurs aux populations de Tiantiaka et environs. Nous le ferions également à l’endroit de nos amis que le jargon des projets nous fait souvent appeler partenaires.

Les populations nous ont particulièrement compris en nous accueillant dans leurs cases où nous sommes venus observer leurs besoins, partager leur histoire. Les partenaires techniques et financiers, eux ont osé nous accompagner dans notre aventure. Pour tout le temps parcouru avec chacun d’eux, nous louons, la qualité de son écoute, son soutien moral, technique, ou matériel.

En somme, nous avons eu de l’ambition en initiant le Festival Dilembu au Gulmu (notre FESDIG !) ; mais nous reconnaissons ici le mérite des populations et des partenaires dans l’œuvre actuelle. C’est grâce à eux qu’après tant éditions, nous professons que le FESDIG prend lentement mais sûrement les allures qu’il a toujours eu dans nos rêves. Et nous le disons très sincèrement !

 

Le mot du Président

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Le mot du Président

Achille Tapsola
Conseiller du Ministre de la Culture

 

Le mot du Parrain

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Monsieur Jean Baptiste Natama
Secrétaire permanent du Mécanisme Africain d´Evaluation par les Pairs (MAEP)
Parrain de la Sixième édition du Festival Dilembu au Gulmu

(Tiantiaka, le 17 avril 2009)

 

Chers festivaliers,

Sollicité pour parrainer la 6eme édition du Dilembu au Gulmu c'est un avec immense plaisir que je prends la parole a l'occasion de cette cérémonie d'ouverture du Festival pour faire part de mes sentiments.

Dans ce sens mes premiers mots seront des mots de remerciement a l'endroit des promoteurs du FESDIG pour le choix porté sur ma modeste personne pour assurer le parrainage de cette grande fête de la culture si riche en couleurs.

Grand Merci, donc à l´association Todiyaba pour la Culture et le Développement

(ATCD) qui depuis six ans a osé investir la campagne pour tenter une expérience, qui aujourd´hui prouve toute sa raison d´être.

A cette tribune de la diversité culturelle, les voix qui m´ont précédé ont su saluer la présence de nombreuses autorités et amis qui nous ont honorés en effectuant le déplacement de Tiantiaka.

A Monsieur le Conseiller technique du Ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, représentant le Ministre, président de cette 6ème édition du FESDIG, j´adresse mes vifs remerciement pour sa présence combien encourageante. Joignant ma voix à celle de mes filleuls j´exprime ma profonde gratitude aux autorités du ministère de tutelle pour leur engagement à nos côtés ici symbolisé par l´accompagnement de ce festival. Cet engagement relève avec éloquence la politique culturelle actuelle qui préconise la libre initiative des communautés dans la valorisation et la défense leur identité culturelle.

 

Mesdames, Messieurs,

Chers festivalier,

Permettez- moi d´exprimer également ma reconnaissance à l´endroit de toutes les autorités de la région de l´Est ici présentes ainsi qu´à celles de la commune et du département de Tibga.

A la suite de Monsieur le Maire de la commune de Tibga et du Directeur du FESDIG, je voudrais très chaleureusement m´adresser en quelques mots à nos amis et frères venus de l´extérieur particulièrement de la Belgique.

Chers amis, ces mots, je les veux sincères et empreints de l´émotion que j´ai eue en apprenant les efforts que vous avez déployés pour participer à l´organisation de FESDIG en vous impliquant dans la décoration de ce podium tout en vivant dans une franche fraternité avec des jeunes du Burkina dans les profondeurs de notre pays.

 

Mesdames, Messieurs,

Chers festivaliers,

Ce festival qui nous a tous rassemblé est l´un des rares festivals de notre pays à se produire en milieu rural. Pour plusieurs raison, je dirais même qu´il est un festival rural qui ne se distingue pas de son environnement comme une fausse note. Bien au contraire, le FESDIG, de par son style d´organisation qui implique et responsabilise les populations, est un outil d´autopromotion pour l´ensemble des villages de sa zone d´action.

De par l´architecture des installations de son site le FESDIG est un tableau naturel de l´habitat au Gulmu. De par sa mission, ce festival est une merveilleuse illustration d´une démarche citoyenne vers une appropriation réussie de la décentralisation.

Mieux, le FESDIG est une école du développement, et j´en veux pour preuve l´existence ici à Tiantiaka, de paysans leaders formés au fil des édition du festival, de même que la capacité prouvée de la population à discuter et à négocier un projet avec un partenaire. La facilité de mobilisation de la population est également un trait important des retombées du festival que je parraine avec tout le sens que cela impose comme engagement à ma personne. Cela me tient à coeur dans la mesure où le festival a lieu sous un thème qui interpelle à l´action:

“ Culture, facteur d´ouverture et de développement socio-économique” .

Qu´il me soit permis, Monsieur le représentant du Ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, de faire un plaidoyer auprès de toutes les personnes physiques et morales capables d´accompagner mes filleuls sur le chemin du développement dont la quête demeure leur cheval de bataille depuis une demi décennie. Je suis au courant des difficultés qu´ils rencontrent pour réaliser annuellement cette activité qui nécessite de toute évidence des ressources qu´il n´est pas toujours facile de mobiliser.

 

Mesdames, Messieurs,

Chers festivaliers,

Nous savons que parler du développement de l´homme, c´est parler de sa culture et de ses aspirations à un mieux-être. le FESDIG pourrait être ce levier sur lequel toutes les ONG intervenant dans le département de Tibga pourraient s´appuyer pour atteindre aisément leurs objectifs.

De même il me paraît évident que le FESDIG peut constituer pour les autorités politique et administratives une voie de responsabilisation des communautés dans la mise en oeuvre d´une conscience citoyenne qui donnera un contenu réel au concept de développement participatif tant souhaité.

 

Mesdames, Messieurs,

Chers festivaliers,

Je voudrais à présent dire un mot à l´endroit de la population: le FESDIG, est une chance, saisissez-la pour en faire tout ce que votre quête du mieux-être vous inspirera.

Comprenez que la pauvreté n´est pas une fatalité et qu´elle peut être vaincue; à la seule condition que chacun s´engage à changer d´attitude en acceptant d´assumer sa part de responsabilité dans la lutte collective le mieux-être. Et c´est dans cette dynamique que s´inscrit le FESDIG, votre Festival, notre Festival.

Je tiens aussi á vous féliciter pour la parfaite adhésion à cette initiative qui je sais exige de vous annuellement des sacrifices. mais sachez également que rien de grand, de beau et de durable ne se réalise sans sacrifice, sans don de soi. Je vous exhorte donc à persévérer dans l´effort car, au bout, la moisson sera à la hauteur de vos aspirations.

Que les autorités coutumières et religieuses, toutes engagées dans la sensibilisation et la mobilisation sociale trouvent ici l´expression de mes hommages.

A la jeunesse qui, chaque année, est confrontée à des formes d´expression culturelle nouvelles, je dirais que toute cette batterie est régulièrement déployée par le FESDIG pour briser des barrières et estomper les préjugés que la distance favorise.

Chers filleuls de l´ATCD, vous n´en étés qu´aux premiers pas de votre festival, car ses allures me laissent présager que le FESDIG est parti pour être une manifestation pérenne et fiable. Cela dit, je ne doute pas que, d´une part, vous percevez les enjeux qu´il entraîne et mesurez d´autre part l´intérêt que votre ministère de tutelle et toutes les parties prenantes accordent désormais à ce festival. Bon vent au FESDIG et que la fête soit belle pour tous!

Je vous remercie!

 


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